Beaver Lake Cree have their day in court/Les cris de Beaver Lake se font entendre devant le tribunal

Beaver Lake Cree have their day in court/Les cris de Beaver Lake se font entendre devant le tribunal r1 ... Le français suit ci-dessous

Dear PAOV

It was an emotional moment. The morning of February 19th, Beaver Lake Cree elders and community members crowded into a packed courtroom, having risen before dawn to make the 3-hour journey from Lac La Biche to the Court of Queen’s Bench in Edmonton. The sense of expectancy was palpable: after waiting for so many years, thwarted by Canada and Alberta at every step, would they finally receive justice?

Throughout the hearing, the court heard affidavit evidence from 10 band members. In submission after submission, Beaver Lake Cree people expressed many painful losses.

Elders, knowledge keepers and community members described how, due to unchecked industry, they are no longer able to meaningfully exercise the way of life and culture that was promised to them under Treaty 6. They spoke of the broken promises reflected in the 19,000+ Crown authorizations for tar sands and other industrial development in their territory.

Loss of caribou, pollution of water, fragmentation of culture: over three long days, Beaver Lake Cree witnesses spoke of the tragic consequences of neglected treaty rights in northern Alberta.

It was inspiring to see the resilience of this community that travelled for hours to have their presence felt. Youth sat front and centre, attentively listening and watching the colonial system in action. Elders struggled to hear but seemed to find humour in the evidence; specifically at claims from the province that Beaver Lake does not live in poverty.

Part of what was being debated at the hearing is whether the issues raised by the Beaver Lake Cree are of national importance. Of course, we think that they are: this is a case that goes to the heart of what Canada’s responsibility to uphold the treaties really means. In particular, the case — known as The Tar Sands Trial — addresses questions about whether Treaty 6 (and all the Numbered Treaties) assures Indigenous Peoples of a way of life, and whether there should be limits to how much land and resources the Crown can take up, as allowed in the agreement, before the Treaty is infringed.

Meanwhile, the Canadian government denies that the rights asserted by the Beaver Lake Cree even exist. The Crown denies that treaty infringement has taken place. For these hearings, a whole suite of Department of Justice lawyers has been tasked to challenge an under-resourced First Nation’s attempts to secure the funding it needs to go to trial.

“Canada’s position in Court stands in stark contrast to the high-level promises of the Trudeau government to promote reconciliation and to listen to Indigenous people,” says Me Karey Brooks, legal counsel for Beaver Lake Cree. “Without this case, and the advanced funding order, these critically important issues will not get resolved.”

It is important to remember that reconciliation has a specific meaning in law: it is about forcing Crown sovereignty to take account with and be reconciled with the pre-existing rights of Indigenous Peoples, reflecting the prior use and occupation of land and resources. The issues being brought forward by the Beaver Lake Cree are deeply significant for First Nations across the country – and for all Canadians who care about acting honourably and setting right our relationships with Indigenous Peoples.

That’s why we recognize that this small Nation should not have to foot the bill for this fight on their own.

At RAVEN, we are used to quick and nimble fundraising campaigns in support of rapid-response Indigenous legal challenges to pipeline and mining projects. The Beaver Lake Cree case has been different - it’s been legally complex, fiercely denied by Canada and Alberta, lengthy and drawn out. It’s hard to believe, but the Nation has been championing their treaty rights for more than a decade!

We’re amazed and humbled by that commitment and staying power. We applaud Beaver Lake Cree leadership for standing up again and again to demand justice. They do so strengthened in the knowledge that so many donors like yourself are at their backs. The wave of support from all across the country this fall and winter has been incredible - we’ve raised $246,000 and counting, more than 90% of it from people organizing, fundraising, and donating to see justice done. Please accept our most heartfelt gratitude.

We couldn’t have done this without movement allies, such as Equiterre, the Leap, and Climate Justice Edmonton, along with online fundraisers who have reached out to family and friends for support for the Beaver Lake Cree.

As we all wait for the court decision, know that you are doing your part to defend the spirit of the Treaties, and to forge a new way forward for this country that upholds the rights of the Indigenous Peoples who have stewarded the land, air and water since time immemorial. It is our honour to be standing with you.

With gratitude,

Laurie, Ana and the whole RAVEN team

Supporters of the Beaver Lake Cree in Edmonton. View livestream here

Bonjour PAOV,

C’était un moment d'émotion. Le matin du 19 février, des aînés des cris de Beaver Lake et d’autres membres de la collectivité se sont rassemblés en nombre dans la salle d’audience. Ils s’étaient levés avant l’aube pour faire le voyage depuis Lac La Biche jusqu’à la Cour du Banc de la Reine à Edmonton. L’émotion était presque palpable. Après avoir attendu des années, contrecarrés par Canada et Alberta à chaque pas, obtiendront-ils finalement justice?

Au cours de l’audience, la cour a entendu des affidavits de dix membres de la collectivité. L’un après l’autre, les témoignages ont décrit de nombreuses pertes douloureuses.

Des aînés, des gardiens du savoir et des membres de la collectivité ont témoigné qu’ils ont été empêchés par le développement sauvage de leurs terres de pratiquer leur mode de vie et leur culture conformément au Traité No. 6. Ils ont parlé des promesses rompues se traduisant en plus de 19.000 permis émis par la couronne pour les chantiers des sables bitumineux et d’autres installations industrielles sur leur territoire.

Perte du caribou, pollution de l’eau, fragmentation de la culture: au cours de trois longues journées, les témoins de Beaver Lake ont décrit les conséquences tragiques du manquement aux droits autochtones issus de traités en Alberta du nord.

Ça nous inspirait de voir la résilience d'une collectivité qui a fait des heures de voyage pour fair sentir leur présence. Des jeunes ont assisté en nombre, écoutant attentivement et observant le système colonial en action. Les aînés avaient de la difficulté à entendre, mais ils semblaient amusés notamment par les affirmations de l’Alberta que Beaver Lake ne vit pas dans la pauvreté.

L’audience visait, entre autres, à déterminer si les questions soulevées par les cris de Beaver Lake sont d’une portée nationale. Bien sûr, nous croyons qu’elles le sont: ce procès plonge au coeur de la responsabilité du Canada face aux Traités. Spécifiquement, le procès des sables bitumineux porte sur la question si le Traité No. 6, et tous les Traités numérotés, garantit aux peuples autochtones leur mode de vie, et si des limites devraient s’appliquer aux prises de terres par la couronne (autorisées en principe par le Traité), au-delà desquelles les règles du Traité seraient enfreintes.

Entretemps, le gouvernement du Canada nie l’existence même des droits invoqués par les cries de Beaver Lake. La couronne nie qu’une enfreinte des règles du Traité ait été commise. Une véritable batterie d’avocats du ministère de la Justice a été dépêchée pour frustrer la tentative de la part d’une première nation manquant de ressources de défrayer les coûts du procès.

»La position du Canada dans la présente affaire tranche nettement avec les promesses faites en haut lieu par le gouvernement Trudeau de promouvoir la réconciliation et d’écouter aux peuples autochtones,« dit Me Karey Brooks, avocate des cris de Beaver Lake. »Sans ce procès, et sans la provision pour frais, ces questions importantes voire cruciales ne seront pas résolues.«

Il est important de se rappeler que la réconciliation a un sens spécifique en droit, forçant la souveraineté de la couronne à reconnaître et à se concilier avec les droits préexistants des peuples autochtones, droits qui découlent de l'occupation et l’utilisation antérieure des terres par les peuples autochtones. Les questions soulevées par les cris de Beaver Lake ont une grande importance pour les premières nations dans l’ensemble du pays, aussi bien que pour les canadiens et canadiennes qui sont soucieux de se comporter d’une manière honorable et de redresser les relations avec les peuples autochtones.

C’est pourquoi nous affirmons que cette petite première nation ne doit pas être laissée à assumer tout le fardeau de ce litige.

À RAVEN, nous sommes habituées à répondre d’une manière souple et agile aux besoins immédiats de nos partenaires autochtones qui intentent des contestations juridiques au court terme pour arrêter des projets tels que des oléoducs ou des mines. Le procès de Beaver Lake a été différent: complexe sur le plan juridique, contesté avec vigueur par le Canada et l’Alberta, lent et laborieux. Nous avons du mal à croire que ça fait plus qu’une décennie que les cris de Beaver Lake ont poursuivi ce procès!

Nous éprouvons un profond respect à l'égard de la dédication et l’endurance de cette collectivité. Nous saluons les dirigeants des cris de Beaver Lake pour avoir exigé d’obtenir justice maintes et maintes fois. En ce faisant, ils sont raffermis et réconfortés de savoir qu’ils ont le soutien de nombreux donateurs tels que vous. Cet hiver, nous avons assisté à une vague de soutien incroyable partout au pays: nous avons levé plus de $246.000, la plupart (plus de 90%) provenant des individus qui ont fait un don ou levé des fonds en ligne afin que la justice soit faite. Veuillez accepter notre profonde gratitude.

Nous n’aurions pu faire tout cela sans des alliés tels que Équiterre, qui a animé une table ronde remarquable avec Cole Gladue, un jeune leader cri de Beaver Lake. Un grand merci aussi à Un bond vers l’avant, la Justice climatique Edmonton, et tous ceux et celles qui ont invité leurs amis et leur famille à soutenir les cris de Beaver Lake.

En attendant la décision du tribunal, soyez assuré(e) que vous faites votre part pour défendre l’esprit des Traités, et pour tracer une nouvelle voie pour ce pays, basée sur le respect des droits des peuples autochtones qui ont géré les terres, l’air et l’eau depuis des temps immémoriaux. Nous sommes honorées d’être à vos côtés.

Avec gratitude,

Laurie, Ana et toute l’équipe de RAVEN

Let’s make a strong statement of support for the Beaver Lake Cree as they head into the courtroom.

Thank you for raising your voice, and lending a hand.

Ana, Andrea, Susan + the RAVEN Team



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